| Matières
et méthodes (1500-1800) : l'histoire et les techniques de la
reliure du XVIe au XIXe
siècle : les matériaux, le vocabulaire du
relieur, les types de reliures...
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Un
cabinet d'amateurs : les plus belles bibliothèques de
collectionneurs
aux XVIIe et XVIIIe siècles : reliures
exécutées sur commandes, armoiries,
chiffres et blasons...
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Un
âge d'ors (1800-1850) :
Bauzonnet et la reliure romantique
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Le style empire de Bozérian (1762-1840)
Jean-Claude Bozérian, originaire de l’Ain et formé
à Lyon, eut un atelier à Paris grâce à un
mariage opportun, en 1790, avec Marie Breton, veuve du relieur Pierre
Boulier. En compagnie de son frère, installé en 1802,
Bozérian renouvela profondément l’art de la reliure
en France. Il introduisit et popularisa de nouvelles matières,
notamment la toile et le tabis (sorte de soie), fit de la demi-reliure
un succès, mais créa surtout de nouveaux motifs :
sobriété géométrique des filets, motifs
pompéiens néo-classiques, palmettes, fleurons. Le filet
qu’on trouve dans nombre de reliures du siècle des
Lumières devint chez lui matière à variations,
soit dans l’épaisseur, soit dans leur disposition (en
losange, entrecroisés, en décalage). Ses signatures sont
traditionnellement dorées et placées sur le dos, en
queue.
Bozérian travailla pour la bibliothèque Impériale,
où il relia à neuf des ouvrages anciens, selon les
habitudes de l’époque. Son atelier était
fréquenté par le jeune Duc de Chartres (futur
Louis-Philippe Ier), intrigué par son travail. Éditeur,
libraire et collectionneur, Bozérian était un
« homme du livre », au sens où l’on
dit « homme de lettres ». En 1798, 1808 et 1834,
les frères Bozérian revendirent aux enchères une
partie de leurs propres collections. L’atelier ferma en 1810 pour
l’aîné, et 1818 pour le cadet. Jean-Claude
Bozérian laissa son atelier à Lefébure, son neveu
par alliance, qui maintint une certaine renommée en copiant les
motifs de son oncle. A la mort de Jean-Claude Bozérian, le reste
de sa bibliothèque fut à son tour vendue aux
enchères : on comptait parmi elle 22 ouvrages reliés par
Bauzonnet, signe de la faveur de ce dernier auprès d’un
connaisseur. Bozérian accueillit de nombreux apprentis qui
furent célèbres à la génération
suivante : Thouvenin, Simier, Ginain, Purgold.
Artiste et relieur de masse, souvent copié, Bozérian
définit presque à lui seul le « style
Empire » de la reliure parisienne.
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RELIURE DE BOZERIAN AINE, 1795-1800
Maroquin bleu nuit à grain long, 203x144 mm.
Trois filets dorés simples, (droit, lobé et losangé)
Dos orné, tranches, chasses et coupes dorées
Gardes de tabis rose
Signature au dos, en queue
Geber (XIIIe siècle)
Flos naturarum
[Vérone ou Padoue], 1473
Dole BM 15-P-12-R |
RELIURE DE MAIRET, VERS 1820
Veau raciné, 205x135 mm.
Décor doré à l’antique, de style Empire
Dos orné, chasses et coupes dorées
Gardes de vélin blanc à décor doré
Impression sur papier bleu, tranches bleutées et marbrées
Casimir de Persan (1750-1815)
Recherches historiques sur la ville de Dole
Dole : Joly, 1812
Dole BM 19-M-105-R |