Le Livre dans la peau
Trésors de relieurs 1800-1850
Un cabinet d'amateurs : reliures précieuses et commanditaires
| Matières
et méthodes (1500-1800) : l'histoire et les techniques de la
reliure du XVIe au XIXe
siècle : les matériaux, le vocabulaire du
relieur, les types de reliures...
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Un
cabinet d'amateurs : les plus belles bibliothèques de
collectionneurs
aux XVIIe et XVIIIe siècles : reliures
exécutées sur commandes, armoiries,
chiffres et blasons...
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Un
âge d'ors (1800-1850) :
Bauzonnet et la reliure romantique
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Les grands et les livres
La bibliothèque de Jacques Auguste de Thou, Président du Parlement
Président à mortier du Parlement de Paris, et grand
maître de la bibliothèque royale, De Thou
(1553-1617) constitua une bibliothèque riche de 12729 volumes.
Vendue en bloc au marquis de Ménars, elle aboutit dans les
collections du prince de Rohan-Soubise. Casimir de Persan acheta un
certain nombre de volumes à la vente de cette collection
princière, en 1789. La ville de Dole acquit à son tour la
collection Casimir de Persan au petit-fils de Persan, en 1827.
Il existe trois armoiries différentes sur les reliures
exécutées pour De Thou : avant son mariage, trois
taons disposés autour d’un chevron ; après 1587, il
accolait ses armes à celles de son épouse Marie de
Barbançon ; enfin, veuf, il épousa en 1601 Gasparde de La
Chastre dont les armoiries remplacèrent celles de Marie de
Barbançon.
La bibliothèque d’Armand Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu
En constituant une collection de près de 30 000 ouvrages, dont
2000 manuscrits, Richelieu (1588-1642), ministre de Louis XIII,
poursuivait la même visée politique qui l’amena
à fonder l’Académie Française : politique de
prestige dont le but était d’affirmer la primauté
de la France sur et par les Arts et Lettres.
Richelieu conçut aussi, en Sorbonne, un édifice
destiné à recevoir cette collection, et fit souvent
visiter sa bibliothèque à ses hôtes de marque,
comme le feront du reste ses successeurs : Pierre le Grand la visita en
1717, le roi du Danemark en 1768.
En 1933, le dernier Duc de Richelieu la légua à
l’Université de Paris. Elle constitue aujourd’hui
l’un des fonds précieux de la Bibliothèque
Inter-Universitaire de la Sorbonne.
La bibliothèque du Cardinal Mazarin, Ministre de Louis XIV
Le Cardinal Mazarin (1602-1661), ministre du roi Louis XIV
jusqu’à sa majorité, se constitua une
bibliothèque personnelle exceptionnelle, qui fut
considérablement enrichie sous la direction de Gabriel
Naudé (1600-1653), bibliothécaire et auteur du premier
traité de bibliothéconomie moderne l’Advis pour
dresser une bibliothèque (1627).
Cette bibliothèque devint vite la plus importante collection
privée d’Europe avec, en 1652, près de 40 000
volumes. Elle fut aussi la plus ancienne bibliothèque publique
de France : elle fut ouverte au public dès 1643, servant
ainsi le prestige de son propriétaire auprès du monde
savant.
Devenue la bibliothèque Mazarine, installée dans une aile
du palais de l’Institut, elle fut rattachée à la
Bibliothèque Nationale en 1923, avant de rejoindre la
Bibliothèque de l’Institut de France en 1945.
La bibliothèque de Jean-Baptiste Colbert, Surintendant des Finances
Colbert mena de front deux ambitions : faire de la Bibliothèque
Royale un instrument à la gloire de Louis XIV d’une part ;
d’autre part, à titre privé, faire pour sa famille
— dépourvue de toute noblesse ancienne — une
bibliothèque qui soit un élément de
prestige. Grâce aux moyens financiers de Colbert et
à la direction de son bibliothécaire, Etienne Baluze, la
« Colbertina » devint célèbre dans
toute l’Europe pour le grand nombre des ouvrages qui s’y
trouvaient (20 000 volumes) et pour la rareté de certaines
éditions, ainsi que de ses manuscrits et sa collection de
monnaies et de médailles. Cette bibliothèque fut vendue
et dispersée en 1728, à l’exception des manuscrits
qui aboutirent à la Bibliothèque Royale. Les
Jésuites de Dole achetèrent deux volumes à cette
vente, lesquels furent saisis à la Révolution et
rejoignirent les collections de la bibliothèque de la ville..
Reliures des hommes d'états